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Wedding planner en auto-entrepreneur : statut, plafond, cotisations, TVA
La micro-entreprise est le statut le plus simple pour démarrer, mais elle a un plafond, des cotisations proportionnelles au chiffre d’affaires et une franchise de TVA qu’on dépasse plus vite qu’on ne croit. Voici ce qu’il faut savoir avant de créer.
L’essentiel
83 600 €de chiffre d’affaires annuel maximum en micro-entreprise pour des prestations de services (seuil 2026, à revérifier chaque année).
- La micro-entreprise permet de démarrer une activité de wedding planner en quelques jours, avec des cotisations calculées uniquement sur le chiffre d’affaires encaissé.
- Le plafond de chiffre d’affaires en prestations de services est de 83 600 € par an en 2026 ; au-delà, on change de régime.
- Tant que vous êtes sous le seuil de franchise de TVA, vous facturez sans TVA et le devis doit porter la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».
- La loi n’impose pas toujours une assurance responsabilité civile professionnelle ; pourtant les lieux, les prestataires et les couples la demandent : c’est un préalable en pratique.
Dans cet article
On ne dit plus « auto-entrepreneur » mais « micro-entrepreneur », et le mot compte peu : c’est le même régime. Pour un wedding planner qui débute, il a un grand avantage, la simplicité, et trois limites qu’il faut connaître avant de se lancer.
Ce que la micro-entreprise simplifie
- La création : en ligne, en quelques jours, sans capital
- La comptabilité : un livre des recettes et un registre des achats suffisent
- Les cotisations : calculées sur le chiffre d’affaires encaissé, donc nulles les mois où vous ne facturez rien
- Les déclarations : un chiffre d’affaires à déclarer chaque mois ou chaque trimestre
Les trois limites
Le plafond de chiffre d’affaires
Pour des prestations de services, il est de 83 600 € par an en 2026 (les seuils sont revalorisés régulièrement : vérifiez sur le site de l’Urssaf). Un planner qui fait dix mariages à 4 000 € atteint 40 000 €, moitié moins. Le plafond ne concerne donc que ceux qui montent en gamme ou qui embauchent.
Aucune déduction de frais
En micro-entreprise, vos cotisations se calculent sur le chiffre d’affaires, et vos frais réels ne se déduisent pas. Avec une assurance, des déplacements, un logiciel, un site, de la sous-traitance, vos frais peuvent représenter 15 à 25 % de vos recettes : ils restent à votre charge, sans réduire ce que vous payez.
La TVA
Vous êtes dispensé de TVA sous un seuil de chiffre d’affaires. Tant que vous y êtes, vous facturez sans TVA, et votre devis porte la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Le jour où vous dépassez le seuil, votre prix passe en TTC : à prix affiché égal, c’est une baisse de revenu de plusieurs points, à anticiper dans vos tarifs.
Ce qu’il faut faire avant le premier client
- Créer l’activitéSur le guichet officiel des formalités d’entreprises. Choisissez avec soin le libellé de l’activité : c’est lui qui détermine votre catégorie et vos cotisations. En cas de doute, demandez au guichet ou à un expert-comptable.
- Souscrire une assuranceUne responsabilité civile professionnelle : elle couvre les dommages que vous ou vos aides pourriez causer à un client ou à un lieu. Les domaines et les couples vous en demanderont l’attestation.
- Ouvrir un compte dédiéSéparer l’argent de l’activité de l’argent personnel dès le premier euro. C’est souvent obligatoire au-delà d’un certain chiffre d’affaires, et c’est toujours plus clair.
- Préparer devis, contrat et conditions généralesUn modèle de devis avec toutes les mentions, un contrat qui prévoit l’acompte, l’annulation et le report, des conditions générales de vente. À faire relire par un professionnel du droit.
- Désigner un médiateur de la consommationC’est une obligation pour les professionnels qui vendent à des particuliers : le devis et les conditions de vente doivent indiquer le médiateur choisi.
Un calcul à faire avant de fixer vos tarifs
Exemple, avec des hypothèses à remplacer par les vôtres : vous voulez 30 000 € nets par an, vous avez 6 000 € de frais (assurance, déplacements, logiciels, comptabilité) et des cotisations d’environ 21,2 % du chiffre d’affaires. Il vous faut donc autour de 46 000 € de chiffre d’affaires, près de moitié moins que le plafond : de la marge, mais pas à l’infini.
- Objectif net annuel : 30 000 €
- Frais professionnels : 6 000 €
- Chiffre d’affaires nécessaire : environ 46 000 € (net + frais, puis divisé par 1 moins le taux de cotisations)
- En dessous de 83 600 €, vous restez en micro-entreprise ; au-delà, un autre régime s’applique
Sources et textes de référence
Fondateur de Weddtap · auteur des articles
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Notre méthode éditorialeQuestions fréquentes
Les questions qu’on nous pose
Peut-on être wedding planner en auto-entrepreneur ?
Quel est le plafond de chiffre d’affaires d’un wedding planner en micro-entreprise ?
Un wedding planner doit-il facturer la TVA ?
Quelles cotisations pour un wedding planner en micro-entreprise ?
Quand faut-il quitter la micro-entreprise ?
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