L’essentiel
10 à 20 %des invités ne pourront pas venir, souvent davantage quand beaucoup habitent loin. À prévoir dès la première liste.
- Fixez d’abord un nombre d’invités à partir du budget : chaque invité coûte de 55 à 140 € en repas et boissons.
- La méthode des trois cercles classe chaque nom : indispensable, important, si la place le permet. On remplit dans cet ordre et on s’arrête au plafond.
- Posez des règles générales avant le premier nom : enfants, +1, collègues, et un nombre de places pour chaque famille.
- Comptez qu’entre 10 et 20 % des invités ne pourront pas venir, sans jamais inviter davantage en comptant sur ces refus.
Dans cet article
Une liste d’invités se fait deux fois : une première fois dans l’enthousiasme, où l’on écrit tous les noms qui viennent, et une seconde fois devant le devis du traiteur. Entre les deux, il y a souvent quarante personnes et quelques discussions tendues.
La méthode qui suit évite cette seconde passe douloureuse. Elle ne dit pas qui inviter, personne ne peut le dire à votre place. Elle donne un ordre pour trancher, et des règles à poser avant de commencer, quand personne n’a encore de nom en tête.
Commencez par le chiffre, pas par les noms
Le nombre d’invités se déduit du budget et du lieu, jamais l’inverse. Comptez entre 55 € et 140 € par invité pour le repas et les boissons selon le niveau de prestation : dix personnes de plus, c’est facilement 800 € à 1 000 €. Fixez un plafond, et écrivez-le en haut de la liste.
La méthode des trois cercles
Chacun de vous deux fait sa liste séparément, puis vous classez chaque nom dans l’un des trois cercles. Le classement se fait à deux, et c’est là que les vraies discussions ont lieu, calmement, avant qu’un seul faire-part soit parti.
- Premier cercle : sans eux, ce n’est pas votre mariageLa famille proche, les amis qui seraient vexés à juste titre, les témoins. Ce cercle n’est jamais négociable, et il fait rarement plus de la moitié du plafond.
- Deuxième cercle : vous seriez vraiment contents de les voirLes amis qu’on voit régulièrement, les cousins avec qui on a grandi, les collègues devenus des amis. C’est ce cercle qui s’ajuste au budget.
- Troisième cercle : ce serait bien, si la place le permetLes amis de fac perdus de vue, les collègues sympathiques, les enfants des cousins éloignés. On les invite si le plafond le permet, et seulement dans ce cas.
Remplissez le premier cercle, puis le deuxième, et arrêtez-vous au plafond. Si le deuxième cercle déborde, c’est le signe qu’il faut revoir soit le budget, soit le format, soit la définition du deuxième cercle. Jamais un mélange des trois pris au hasard.
Les règles à poser avant le premier nom
La plupart des tensions viennent de décisions prises au cas par cas. « Tu invites ta collègue, alors j’invite la mienne. » Posez des règles générales avant de commencer, appliquez-les à tout le monde, et les cas particuliers se règlent tout seuls.
- La règle des deux ans : quelqu’un à qui vous n’avez pas parlé depuis deux ans ne sera pas vexé de ne pas être invité
- Les enfants : tous, aucun, ou seulement ceux de la famille proche. Une règle, écrite, la même pour les deux familles
- Les +1 : aux couples installés, et à ceux qui ne connaîtront personne. Pas aux autres
- Les collègues : tous ceux d’une équipe, ou aucun. Inviter la moitié d’un open space se remarque
- Les invités des parents : une part fixée à l’avance, surtout s’ils participent au financement
Le cas des invités des parents
C’est la discussion la plus délicate, et la plus fréquente. Si vos parents participent au budget, il est légitime qu’ils aient leur mot à dire ; il est tout aussi légitime que ce mot ait une limite. Donnez à chaque famille un nombre de places, et laissez-la le remplir comme elle l’entend.
Un nombre de places vaut mieux qu’une discussion nom par nom : vos parents choisissent eux-mêmes entre leurs amis de trente ans et leurs voisins, et vous n’avez pas à arbitrer entre des gens que vous connaissez à peine.
Prévoir ceux qui ne viendront pas
Entre 10 et 20 % des invités ne pourront pas venir, et davantage si beaucoup habitent loin ou à l’étranger. C’est une donnée utile, mais dangereuse : n’invitez pas 20 % de plus en comptant sur les désistements. L’année où tout le monde vient, vous n’aurez ni les chaises ni le budget.
Une « liste B », envoyée à mesure que les refus arrivent, est une pratique courante. Elle demande du tact : les invités de la liste B se rendent compte assez vite de la date de leur faire-part. Si vous en faites une, envoyez-la tôt, au plus tard deux mois avant, et jamais à des proches.
Tenir la liste à jour sans y passer ses soirées
Une liste d’invités vit : on ajoute un conjoint, on corrige une adresse, on note un régime végétarien, on coche une réponse. Un tableur partagé suffit au début, à condition d’avoir une colonne par information utile, foyer, nombre d’adultes et d’enfants, adresse, réponse, régime, table, et une seule version, pas une par personne.
Le jour où les réponses arrivent, laissez vos invités remplir eux-mêmes la leur. Une page où chaque foyer répond pour tous ses membres en une minute vous épargne de recopier cent messages, et vous évite les « on sera trois, finalement » glissés dans une conversation de groupe.
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